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Comment bien réussir la première rentrée des classes ? PDF Imprimer Envoyer

Dans quelques jours, une nouvelle étape de vie s’annonce pour de nombreuses filles et garçons - ils deviennent des élèves.
La grande majorité des enfants attendent ce grand jour avec curiosité et avec joie. Pol et ses amis de la « Spillschoul » attendent ce jour avec impatience. Sans cesse, ils se renseignent auprès de leurs parents : « Comment va se dérouler la première journée de classe ?, Combien de nuits faut-il encore dormir jusqu’à la rentrée ? ». Ils ont hâte d’apprendre à lire, à écrire, à calculer, tout comme leurs frères et sœurs ou voisins plus âgés.

La première rentrée scolaire nécessite une nouvelle organisation pour toute la famille. C’est un évènement qui reste souvent gravé dans la mémoire de votre enfant. La famille se retrouve face à de nouveaux défis et doit se réorganiser. Souvent, les parents sont surpris par l’impact de la vie scolaire sur l’organisation familiale. Ceci débute avec le rythme quotidien et se termine avec la planification des vacances, qui sont dès lors liées aux vacances scolaires.

La clef du succès d’un écolier débutant dépend cependant aussi de la manière dont les parents s’adaptent à la nouvelle situation.
Les enfants doivent s’adapter endéans un court laps de temps à une nouvelle institutrice, de nouveaux camarades de classe, un nouvel entourage, ainsi qu’aux efforts sollicités par l’école. Il est utile que les parents consacrent suffisamment de temps et se renseignent consciencieusement et régulièrement auprès de leur enfant pour s’informer sur le déroulement de la journée. Il est important que l’enfant se sente soutenu. Les enfants répondent et partagent leurs pensées surtout quand ils sont habitués à partager leur vécu et leurs sentiments, si la communication est habituelle, régulière et intégrée dans le déroulement quotidien de la vie familiale.

Lorsque les efforts inhérents à la rentrée qui ont tout d’abord été synonymes de joie et d’aisance provoquent soudainement une réaction triste et lourde de la part de votre enfant, il faut être vigilant, parce qu’il s’agit ici souvent des premiers indices d’une surcharge trop importante. Il est important que vous soyez attentif et que vous interagissez de façon empathique. Par l’écoute, vous faites preuve de patience dans le maniement des peurs et soucis éventuels et fortifiez la confiance de votre enfant.
Afin de maîtriser ces premières semaines excitantes, chaque écolier débutant doit avoir confiance en soi ainsi qu’un sentiment de sécurité procuré par la famille. C’est surtout maintenant qu’il est important que votre enfant ressente que ses parents sont ses confidents les plus intimes avec ceux avec lesquels il peut discuter de tout.

Parfois, la première rentrée est cependant synonyme d’insécurité et d’angoisse, ressentie par le nouvel élève.
Des questions telles que: « Je ne sais pas quelle sera la répartition des places ?» ; « Est-ce que je pourrai m’asseoir à côté de mon meilleur ami ou de ma meilleure amie ? » ; « J’ai peur que d’autres soient mieux placés que moi, que je devrai me contenter de la place restée libre », hantent souvent les pensées des élèves débutants. Certains enfants commencent déjà quelques mois avant la rentrée scolaire à avoir peur.
La pression liée à la réussite et à la formation se manifeste. Des effets négatifs peuvent en résulter sur un développement qui est cependant en principe positif, permettant de susciter l’intérêt sur le sujet de l’éducation et une meilleure attention à l’école.
Les parents et les autres personnes de référence d’un enfant peuvent tous ensemble aider l’enfant à vivre des expériences positives en tant qu’écolier débutant.

Ni un soutien, ni une motivation exagéré, ni une sévérité et discipline excessives n’ont jusqu’à présent témoigné d’une influence positive sur le développement psychique, émotionnel et cognitif des enfants.

L’apprentissage porte ses fruits surtout si les enfants sont heureux et n’ont pas peur des sanctions. Si les enfants suivent les choses avec joie, plaisir et curiosité, ils sont réceptifs. Ils expérimentent, font peut-être des erreurs ou échouent, mais réessayent de nouveau, mais uniquement dans un espace leur procurant un sentiment de sécurité et sans susciter la crainte. La neurobiologie démontre que lorsque l’apprentissage se fait avec plaisir, des structures se créent dans notre cerveau permettant de résoudre les enjeux de la vie quotidienne de façon plus créative et constructive. La peur, la terreur et la pression dérangent ce processus.

Des chercheurs de l’Université de Dresde en Allemagne (Technische Universität Dresden) ont recherché l’influence de l’école sur le bien-être des enfants. Ils ont trouvé que l’école peut rendre malade. Chaque cinquième enfant souffre de maux de tête et d’insomnie. Wolfgang Metzler, le directeur de l’unité de recherche indique comme facteur significatif entre autres les attentes trop élevées des parents. Il est d’autant plus grave si les parents lient directement l’estime de leurs enfants à la réussite scolaire de ce dernier.

Encouragez et motivez votre enfant au passage dans la vie quotidienne. Les enfants développent des compétences en faisant des expériences diversifiées. Surmonter une tâche ou atteindre un succès de façon autonome et indépendante provoque un plaisir bien spécifique et procure une satisfaction et un sentiment de sécurité pour d’autres performances. Les félicitations et l’encouragement sont d’une importance fondamentale. L’effort et les petits progrès devront déjà être reconnus. Afin que l’enfant se sente respecté et valorisé.

Qu’est-ce qu’on peut faire d’autre pour faciliter la première rentrée scolaire ?

Deux choses sont essentielles et il faudra tâcher de s’exercer avant le début de l’école: le chemin le plus sûr pour aller à l’école et le fait d’être capable de s’habiller de façon autonome. La confiance en soi d’un enfant est largement perturbée s’il doit par exemple attendre que quelqu’un l’aide après par exemple l’heure de sport et quand il remarque que les autres doivent attendre plus longtemps à cause de lui. Des vêtements fonctionnels avec une fermeture pratique facilitent la tâche aux enfants.

Des objets ou vêtements munis d’étiquettes nominatives se retrouvent plus facilement.

Il est essentiel de choisir le nouveau cartable avec le futur élève et en tenant compte de ses goûts personnels. Le nouveau cartable devra cependant satisfaire certains critères qualitatifs comme, entre autres, la solidité, la stabilité et le fait qu’il ne se déforme pas. Des sangles larges et facilement réglables sont aussi importantes qu’une face arrière adaptée, bien rembourrée, protégeant le dos.

Des cahiers, des crayons, le matériel de dessin et de sport devraient être achetés seulement après réception de la liste du matériel nécessaire établie par l’enseignant.

L’enfant a besoin d’un endroit où il peut travailler et accomplir dans le calme les tâches qu’il veut réaliser lui-même et faire ses devoirs en classe. Créer de bonnes conditions à l’apprentissage permettra à l’élève de mieux poser ses repères en tenant compte des nouvelles exigences et en assimilant jour après jour de nouvelles expériences.

Laissez venir la rentrée dans le calme et accompagnez votre enfant avec tendresse.

Peut-être parviendrez-vous à trouver le temps de clôturer la journée de la première rentrée scolaire avec un petit rituel, pour que ce jour reste gravé dans la mémoire de votre enfant en tant que journée très particulière.

Si votre enfant manifeste clairement son ennui ou son angoisse par rapport à la rentrée scolaire, vous pouvez à tout moment nous téléphoner à l’écoute parents au 26 6405 55. Nous sommes joignables du lundi au vendredi de 9 à 12 heures, ainsi que le mercredi soir de 17 à 22h. Nous vous conseillons de façon anonyme et confidentielle. Nous pouvons également vous diriger vers d’autres services d’aide.
Vous pouvez aussi encourager votre enfant à nous téléphoner au Kanner-Jugendtelefon de façon anonyme et confidentielle au numéro 116 111.


Quand est-ce qu’un enfant est prêt pour l’école ? Que doit-il savoir ?

La taille seule n’est pas un critère. De même, un enfant d’âge préscolaire ne doit pas savoir écrire et calculer. Quelques compétences sont cependant élémentaires et nécessaires à un apprentissage commun et systématique (Eltern & Kindergarten…gemeinsam mehr erreichen, Ausgabe 7/2006, s.1-2, Raabe Verlag) :

•    Un enfant qui est prêt pour l’école respecte les règles du jeu, ne coupe pas toujours la parole et maîtrise certaines formules de politesse simples comme « merci » et « s’il te plaît/s’il vous plaît ».
•    Il est essentiel que les enfants soient capables de s’habiller de façon autonome. Il est important également qu’ils sachent peler des fruits et tartiner du pain.
•    Celui qui veut aller à l’école doit pouvoir distinguer correctement entre les « s » et les « sch » en luxembourgeois.
•    Les écoliers doivent savoir porter tout seuls leur cartable. Faire de la bicyclette, être en équilibre et savoir grimper sont des compétences de motricité globale nécessaires. Savoir manipuler des ciseaux, dessiner et boutonner sont des capacités de la motricité fine qui devraient être acquises par chaque écolier débutant.
•    Les capacités d’entrer en contact et de nouer des amitiés sont souvent sous-estimées. Des enfants émotionnellement matures ne battent pas les autres simplement pour manifester leur désaccord avec eux.