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Informations sur l’automutilation

L’automutilation (ou scarification) s’exprime par le fait de s’imposer des blessures corporelles plus ou moins profondes de manière intentionnelle.

L’automutilation peut s’exprimer sous forme de différents comportements: brûlures (se blesser avec des objets brûlants), se gratter, se cogner ou se donner des coups de poing, s’arracher des poils (la trichotillomanie), se percer avec des objets, triturer fréquemment et violemment sa peau, la réouverture d’anciennes plaies cutanées (dermatillomania), se percer les yeux, mordre ses doigts ou bras, fracturer ses os, ingérer des substances ou objets toxiques. Souvent l’automutilation laisse des cicatrices ou des lésions tissulaires que la plupart des personnes concernées essaient de cacher.

Qui a des tendances de s’automutiler?
L’automutilation apparaît le plus souvent pendant la puberté ou au début de l’âge adulte, habituellement entre 12 et 24 ans. L’automutilation dans l’enfance est plutôt rare, mais les statistiques montrent une tendance croissante depuis 1980. Cependant, le comportement automutilateur peut apparaître à n’importe quel âge.

 

Quelles sont les causes de l’automutilation?
Ceux qui font recours à ces pratiques se sentent envahis par des émotions bouleversantes et éprouvantes. Pour les personnes sujettes à l’automutilation, celle-ci fonctionne comme un mécanisme de défense qui assure un soulagement temporaire des sentiments intenses tel que l’anxiété, la dépression, le stress, l’engourdissement émotionnel, les sentiments d’échec, la haine de soi-même et d’autres traits de caractère, y compris une faible estime de soi ou le perfectionnisme. L’automutilation peut également être un acte de rébellion et/ou un rejet des valeurs parentales. L’automutilation peut être considérée comme une forme d’autodétermination.

Pour ceux qui s’imposent des blessures corporelles, l’automutilation:
- les aide à exprimer leurs émotions qui ne peuvent être verbalisées ou pour soulager la douleur et la tension intérieure,
- leur procure un moyen de contrôle de soi, allège le poids de la culpabilité ou procure un moyen de se punir soi-même
- les aide à distraire des émotions accablantes ou des circonstances difficiles de la vie,
- leur donne le sentiment d’être vivant, ou plus simplement à ressentir quelque chose plutôt que de se sentir engourdi

 

Les signes d’avertissement de l’automutilation:
- présenter des blessures (comme des coupures), des cicatrices inexpliquées, des contusions, des brûlures souvent aux poignets, bras ou à la poitrine
- des taches de sang sur les vêtements, serviettes, éponges, parures de lit ou des tissus imbibés de sang
- être en possession d’objets pointus ou d’instruments tranchants comme par exemple rasoirs, couteaux, aiguilles, éclats de verre, bouchons de bouteille
- des “accidents” fréquents: quelqu’un qui s’automutile prétend être maladroit ou avoir subi des incidents minimes afin de justifier ses blessures
- se couvrir: le sujet qui s’automutile insiste à porter des manches longues ou des pantalons même s’il fait très chaud
- éprouver le besoin de rester seul pour une période prolongée particulièrement à la salle de bain ou dans la chambre à coucher
- l’isolement et l’irritabilité
- une faible estime de soi
- des difficultés à gérer ses émotions
- des problèmes relationnels
- une mauvaise performance au travail, à l’école ou à la maison

Que faire?
La première étape consiste à se confier à une autre personne. La honte et la peur peuvent rendre très difficile l’ouverture et la demande d’aide. Divulguer un sujet qu’on a essayé de cacher si soigneusement est pénible et délicat. Néanmoins, en lâchant ce secret et en le partageant avec une tierce personne peut être un soulagement énorme. Décider à qui se confier peut représenter une décision difficile.
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